Contenu sobre : utiliser la matrice pour arbitrer sa création
20 février 2026Parmi les objectifs de cette matrice : vous accompagner à décider si vous créez ou renoncez à créer un contenu.
L’objet est de s’appuyer sur des éléments concrets et tangibles afin de prendre conscience de l’utilité ou non de votre contenu, en fonction de sa valeur ajoutée et de son impact environnemental. L’enjeu étant de créer des contenus sobres qui justifient leur impact environnemental et d’éviter de rajouter au bruit ambiant avec des contenus inutiles.
Pour vous accompagner dans l’utilisation de cette matrice, voici quelques explications.
Télécharger la matrice pour créer un contenu sobre
Comment utiliser cette matrice ?
Affectez une note à chaque questionnement : entre 1 et 4.
Après avoir affecté une note à chaque questionnement, faites la moyenne des grilles de chaque étape.
Puis, rendez-vous en bas de page pour calculer le score final.
Étape conception
Cette première étape est le moment de réflexion avant l’action. Elle est importante, car les choix opérés lors de cette étape permettent d’en réduire le plus fortement les impacts.
Valeur ajoutée de l’information
Tout d’abord, centrez-vous sur ce que vous apportez à vos publics à travers votre message.
- Note 1
Un message conçu pour répondre aux demandes de l’algorithme sans valeur ajoutée pour le public, ni lien avec votre ligne éditoriale : contenu clivant, contenu tendance, etc. - Note 2
Un message conçu pour répondre aux demandes de l’algorithme, en lien avec votre ligne éditoriale. Il valorise votre organisation, mais reste sans valeur ajoutée pour le public : contenu déjà vu et paraphrasé, etc. - Note 3
Un message à valeur ajoutée pour vos publics, mais déjà vu et publié par ailleurs. - Note 4
Un message inédit, jamais publié par d’autres. Spécifique, il porte votre singularité avec un angle original. Il apporte une valeur ajoutée au public.
Contribution à l’intérêt général
Il s’agit tout d’abord de définir comment votre organisation peut contribuer à l’intérêt général. Ce qui n’est pas une mince affaire.
- Note 1
Un message qui apporte des informations centrées sur des sujets liés à la croissance économique, sans réflexion sur les externalités négatives (pollution, etc.). On pourrait même classifier ce type de message dans les contenus interdits, non ? - Note 2
Un message centré sur votre organisation et ses produits/prestations, ou sans valeur ajoutée pour vos publics. - Note 3
Un message qui traite de sujets liés à un changement de pratiques, mais sans donner de clés d’actions concrètes. Il reste à l’état conceptuel. - Note 4
Un message qui accompagne les changements de représentations et de manières de faire pour tendre à des pratiques plus vertueuses.
Réponse à vos objectifs de communication
Une étape qui nécessite d’avoir déterminé POURQUOI vous communiquez : vos objectifs et donc votre positionnement éditorial.
- Note 1
Un message dissonant avec votre ligne éditoriale. - Note 2
Un message en lien avec votre ligne éditoriale, mais déjà vu et publié par ailleurs. Par exemple, une actu reprise de nombreuses fois, sans ajout d’un angle original. - Note 3
Un message aligné avec votre ligne éditoriale, centré sur vos objectifs de communication, mais sans valeur ajoutée pour le public. Par exemple : un message d’auto promotion personnelle. - Note 4
Un message aligné avec votre positionnement et qui enrichit votre patrimoine éditorial, c’est-à-dire l’ensemble de vos productions. Il souligne finement vos objectifs de communication, en restant centré sur la valeur ajoutée apportée au lecteur.
Le contenu est sincère.
Réponse à un besoin des publics
Bien sûr, cette étape demande de bien connaitre l’ensemble de vos publics, y compris internes, ainsi que vos parties prenantes. L’objectif : comprendre leurs besoins et leurs attentes, pour prioriser les informations à leur apporter.
En fonction du l’objectif du message, remplir la grille correspondante.
Besoin en informations pratiques
- Note 1
Un message centré sur votre organisation et ses produits/prestations. Il n’apporte rien aux publics. Le contenu est creux. - Note 2
L’information pratique est noyée dans le texte. Aucune mise en page ne permet de la distinguer. - Note 3
Le contenu propose des informations pratiques distinctes, mais leur positionnement dans la page complexifie leur utilisation : difficulté de repérage immédiat, bas de page, etc. L’information pratique est placée après le contexte, etc. - Note 4
Le contenu répond à la loi de Quintilien : qui, quoi, où, quand, comment, combien, pourquoi. Il est daté, comprend des informations de contact.
L’information prioritaire est placée en exergue, dès le début du message.
La mise en page favorise la lisibilité de l’information.
Instructions pour réaliser une action
- Note 1
Un message qui évoque sans expliquer, il n’apporte rien aux publics. Le contenu est creux. - Note 2
Le message comporte des instructions, mais elles sont noyées dans le texte. Aucune mise en page ne permet de les distinguer. - Note 3
Les instructions sont présentes, mais leur positionnement dans la page complexifie leur utilisation. - Note 4
Le message est pédagogique et responsabilisant : il dit qui fait quoi. Il n’y a pas d’ambiguïté. Les informations sont structurées et facilement utilisables.
L’information prioritaire est placée en exergue, dès le début du message.
Apprentissage et découverte
Ce contenu permet-il de découvrir ou d’apprendre une information ?
- Note 1
Le contenu vise à la promotion de l’organisation qui écrit. Il n’apporte pas d’éléments d’information. - Note 2
Le contenu est généraliste et creux. Il comporte des biais manifestes.
Il ne permet pas de prendre de la hauteur sur un sujet donné. - Note 3
Le contenu est instructif, mais il répète des informations déjà vues par ailleurs. - Note 4
Le contenu est présenté de manière pédagogique. Objectif, il apporte des éléments concrets et tangibles pour se forger une représentation complète du sujet traité. Original, il apporte des informations inédites.
Impact environnemental des médias associés
- Note 1
Le média associé est sans valeur ajoutée pour les public, « décoratif ». - Note 2
Le média apporte quelques éléments de compréhension. Mais, il reste superficiel et son format lourd. - Note 3
Compressé, le média facilite la compréhension du message. Sa nomenclature facilite sa mise à jour. Les bonnes pratiques d’accessibilité sont respectées. - Note 4
Le contenu du média peut être transformé en texte, sans que le message en soit affecté.
Contributions sur les réseaux sociaux
- Note 1
Le post incite à diffuser des contenus similaires et dotés d’une empreinte environnementale importante.Par ex, photos ou vidéos du même endroit ou incitation à une mise en scène de soi sans intérêt, etc.
Autant de contenus qui n’apportent aucune valeur ajoutée, et qui n’ont pour seul but que de flatter des égos. - Note 2
Le contenu est clivant, il est fait pour récolter des likes du tout venant. Il taggue des personnes sans lien avec le sujet. - Note 3
Un contenu pertinent, mais qui exige de poster des commentaires pour être partagé. - Note 4
Le contenu permet d’engager une communauté durablement, car il répond à ses besoins. L’intérêt du contenu invite à commenter de manière spontanée. Il n’incite pas à générer des contenus aux formats lourds et un média lourd ou sans intérêt.
Faites la moyenne des grilles de cette étape.
Cycle de vie
Durée de vie
Quelle durée de vie a votre contenu ?
L’objet est de se demander si son contenu vaut la peine d’être créé ainsi que de déterminer quand il peut être dépublié, puis supprimé ou archivé.
Pilotage des contenus
Un processus de pilotage des contenus est-il en place ?
- Note 1
Absence de processus de pilotage. - Note 2
Un planning de contenus est en place. Suppression automatique des certains contenus. - Note 3
Le processus de pilotage des contenus est en cours de construction. Il comprend le cycle de vie du contenu : date de diffusion, relais, date de mise à jour, date d’entretien des contenus. - Note 4
Le processus de pilotage des contenus est en place et connu de tous. Un référent est nommé. Plusieurs outils sont en place : une charte pour encadrer son pilotage, un tableau de pilotage des contenus comprenant les dates de mise à jour et d’entretien des contenus, la description des processus de décommissionnement, d’archivage et de suppression, un référentiel de conservation des contenus, une déclaration de sobriété éditoriale, etc.
Impact environnemental du contenu
La situation est la suivante : un texte est plus léger qu’une image, un picto est plus léger qu’une photo, une image est plus légère qu’un audio, un audio est plus léger qu’une vidéo.
Chaque format peut être compressé.L’impact est appréhendé au long de son cycle de vie : de sa création à sa fin de vie.
- Note 1
Pour être créé, le contenu nécessite l’utilisation de bon nombre de ressources : utilisation de l’IA obligatoire, tournage vidéo. Il nécessite une sous-traitance à un prestataire.
Durant son cycle de vie, le contenu nécessite beaucoup de ressources pour l’utiliser (vidéo). Son stockage a une empreinte importante. - Note 2
L’IA est utilisée pour sa création. Le format n’est pas optimisé. - Note 3
Le format du contenu est optimisé.
Ce contenu peut être créé en toute autonomie et sans coût associé.
Les compétences du créateur de contenu sont maintenues : capacités rédactionnelle, d’analyse et de synthèse. - Note 4
La création consiste à réutiliser un contenu déjà produit.
Le format est le plus léger possible. Lors de sa fin de vie, le contenu peut être archivé hors ligne.
Réemploi des contenus
- Note 1
Le contenu n’est pas réutilisable. - Note 2
Les efforts pour adapter le contenu sont importants : temps de travail importants, manque de compétences pour décliner le contenu. - Note 3
Le contenu est adaptable facilement pour d’autres supports moyennant un temps de travail défini et sans effort. - Note 4
Le contenu est réutilisable en l’état dans d’autres supports : site internet, support papier, newsletter, etc. Contenu pilier, sa structure est pérenne et accueille les mises à jour, sans modifications majeures.
Recyclabilité des supports imprimés
Concernant les supports imprimés, l’écoconception est-elle appliquée pour le réaliser ?
- Note 1
Le support n’est pas conçu dans des principes d’écoconception. - Note 2
Choix d’un papier labellisé - Note 3
Une attention est portée dès la création du support : écoconception graphique, éco-encrage, écocouleurs, label du papier ou papier recyclé, format standard pour éviter les chutes de papier. L’envoi n’est pas traité. - Note 4
Le contenu répond aux principes d’écoconception. L’envoi du support est optimisé : emballage recyclé ou pas d’emballage, pertinence du ciblage, système d’adressage fiable, optimisation des tirages et des envois (sur inscription). Ce qui évite de pilonner chaque année des contenus et de stocker inutilement.
Faites la moyenne des grilles de cette étape.
Comment utiliser cette matrice ?
Affectez une note à chaque questionnement : entre 1 et 4.
Après avoir affecté une note à chaque questionnement, faites la moyenne des grilles de chaque étape.
Affectez-lui le taux de pondération, pour calculer une moyenne pondérée.
Faites la moyenne de cette dernière pour obtenir la note finale.
Celle qui vous permet d’arbitrer la création de votre contenu.
- Note 1
Renoncez à créer ce contenu - Note 2
Renoncez à créer ce contenu ou révisez-le en profondeur. - Note 3
Encore quelques efforts pour améliorer votre contenu. - Note 4
- Banco ! publiez votre contenu.
Bien sûr, il est délicat de se noter soi-même : cette notice vise à vous accompagner dans l’objectivité.